Top 10 du positivisme pour trouver la sérénité 🦄


Top 10 / mardi, janvier 22nd, 2019

La Nouvelle Année est toujours l’occasion de réfléchir sur sa vie et de prendre de bonnes résolutions dans l’espoir de se débarrasser de ces mauvaises habitudes qui nous pourrissent la vie. Bien qu’elles partent d’un bon sentiment à la base, la volonté de changer, de devenir une meilleure version de nous-mêmes, couper avec ce qu’on est à l’instant T de notre existence demande beaucoup d’efforts, plus précisément de persévérance. Écrire ce qu’on veut changer dans sa vie ou dans sa façon d’être est une belle chose mais cela ne servira à rien si le Comment y parvenir n’est pas parfaitement défini à l’avance et que l’environnement n’est pas favorable à un gros changement. Voici un petite liste de tips pour tenir ses résolutions et surtout pour tenir ses engagements intérieurs.

1. Être la personne la plus importante à nos yeux

Loin d’être de l’égoïsme ou de l’égocentrisme, se respecter est la première chose à faire pour développer une volonté de fer. Après tout, avec qui passerez-vous toute votre vie ? Qui vous connaît le mieux et vous accompagnera partout dans la grande aventure de votre existence ? Assurément vous-même.s ! Se faire rire au petit matin, se parler comme à son méga pote, se faire confiance, et s’aider à gérer ses émotions et les situations difficiles qui ponctuent notre vie ne veut pas dire qu’on ne doit pas compter sur les autres ou se retrancher sur soi-même. Seulement si l’on ne se respecte pas soi-même, comment le faire pour les autres et se lancer à corps perdu dans la réalisation de ses projets ? Évitez alors les phrases ou pensées du type je suis nulle, mes questions sont débiles ou encore j’ai encore tout foiré. Prendre soin de son apparence et de son environnement est souvent un bon indicateur, il ne s’agit pas de ressembler à un mannequin ou de s’habiller chic mais seulement de prendre soin de soi-même, en faisant des séances cocooning, sport ou méditation (ne pas se laisser aller aussi bien vis-à-vis de son corps que de son mental).

2. Rester loin du schéma victime/bourreau/sauveur

Ces trois rôles représentent les masques sociaux que les êtres humains empruntent le plus souvent à intervalles réguliers. Faire sa victime est une chose très facile, même confortable dans notre société actuelle : identifier un bourreau (qui se sentira lui-même puissant), trouver des oreilles compatissantes, se dire que rien n’est de sa faute, attendre l’intervention d’un sauveur (qui pourra briller par sa gentillesse aux yeux de tous). Victime qui pourra finalement fuir son sauveur qui lui rappellera trop ses propres faiblesses pour devenir le bourreau à son tour ? Aucun de ces rôles n’est sain ni tenable sur le long terme et implique automatiquement cette roue changeante qui ponctuera vos relations aux autres. Le mieux est de se tenir éloigner de cette triade infernale. Être une victime détruit évidemment sa confiance en soi. Se contenter de rester une personne plaintive, négative et incapable de régler les choses par soi-même n’est pas une solution. Quant au sauveur, il se met dans une position extrêmement délicate du fait que la victime va se reposer sur lui, ne pas apprendre d’elle-même, et qu’il va taper sur le système de la plupart des gens puisqu’il s’agit en réalité d’auto-satisfaction de sa part. Le bourreau, qui n’est souvent qu’une ancienne victime reproduisant le schéma déjà vécu, n’est pas mieux puisqu’il use de son pouvoir pour fragiliser la victime dans le but de se sentir confiant, se rappelant qu’il n’a plus envie d’être aussi misérable que la victime, qu’il a pu être. Un bon panel de défauts va de pair avec ces rôles sociaux : s’apitoyer sur son sort, donner trop de pouvoir aux autres et à ce qu’ils pensent de sa propre vie. Les phrases du type ce n’est pas ma faute, cette personne est idiote ou ce n’est pas juste sont alors à bannir de votre vocabulaire.

La bonté et l’équité artificielles me sont aussi odieuses que le vice et la dépravation. (Tchouang Tseu, grand penseur du taoïsme, IVe siècle av. J.-C.)

3. Accepter les autres et s’accepter soi-même

Ce conseil est sûrement le plus difficile à tenir car il prend en compte un bon nombre de comportements du plus anodin au plus extrême que nous avons absolument tous expérimenté au cours de notre vie : jugez les autres par l’intervention d’une morale qui nous est propre, prendre trop en compte ce qui a été dit sur notre personnalité, se vexer, se comparer aux autres, envier le succès des autres personnes, et cetera. Il convient alors d’éviter de critiquer les autres pour arrêter de penser du mal de soi-même. Tout humain fait des erreurs, et il n’est pas nécessaire d’en faire un sujet de conversations et encore moins un système de pensées. Le mieux reste souvent d’écouter, ce qui vous permettra d’apprendre de nouvelles choses, de changer de point de vue, de prendre du recul, plutôt que de parler de ce que vous connaissez déjà !

Tous les êtres ont des incapacités corrélatives à leurs capacités. (Han Fei, philosophe et penseur politique chinois mort en 233 av. J.-C.)

4. Se pardonner et accepter l’échec avec le sourire

La peur de l’échec peut paralyser nos mouvements et nos actions futures. Toute erreur ou tout échec est en réalité une très bonne chose pour notre cerveau, ce qui lui permettra de faire un reboot de votre personnalité, de vos habitudes, de ce qui fonctionne correctement ou pas, pour devenir une version 2.0. Garder de la rancune envers soi-même ou envers les autres n’a alors aucun intérêt dans le développement personnel d’un individu. Le fait de s’attarder dans le passé, revivre une souffrance causée par une incompréhension, un échec, des mots ou des situations de tension n’aura aucun impact positif pour avancer sereinement.

L’échec est le fondement de la réussite. (Lao Tseu, sage chinois, ancêtre du taoïsme, VIe siècle av. J.-C.)

5. Être soi-même

Originalité et individualité vont de pair avec le dynamisme et le bonheur. Essayer de plaire à tout le monde est une entreprise vouée à l’échec puisqu’il y aura toujours des gens qui seront en désaccords avec vos opinions, votre morale, vos choix de vie. Tout comme, il y aura toujours des personnes qui vous taperont sur le système nerveux pour différentes raisons, simplement parce que les êtres humains ne sont pas tous compatibles entre eux. Nos choix n’appartiennent qu’à nous-même. Les gens qui les critiquent n’ont qu’à se mêler de leurs affaires. Ne pas changer pour les autres signifient également de ne pas attendre que les changements viennent de l’extérieur, d’autrui, dans votre vie puisque nous sommes seuls maîtres de notre destin. Et c’est notre originalité qui fait de nous des êtres uniques.

6. S’entourer de gens et d’environnement positifs

On a tous connu cette situation toxique d’avoir un.e collègue, un.e ami.e ou un.e proche qui est capable de foutre un gros froid dans la pièce dès qu’il arrive en tirant la gueule, à coups de plaintes, de négativité, de drama, de larmes injustifiées, de cris ou encore de reproches. En dix minutes, vous étiez au bout de votre vie alors que vous vous étiez pourtant levé.e du bon pied ! La solution dans ces cas-là est plutôt simple : fuir au plus vite. La plainte, la colère, le drama et toutes ces autres émotions négatives sont contagieuses, vous risqueriez de devenir exactement comme cette personne qui vous met si mal à l’aise. Ne pas écouter ce genre de personnes et prendre ses distances émotionnellement (et physiquement si cela est possible) en restant poli.e reste la meilleure chose à faire. L’entourage direct et l’environnement dans lequel nous vivons impactent directement sur notre qualité de vie, notre système de pensées et par extension notre bien-être. Tout comme nos relations impactent notre créativité et notre sérénité, un environnement déplorable l’est également : un lieu de vie malsain, peu chaleureux, peut rajouter du stress à notre vie quotidienne. Il est important de créer l’environnement qui vous convient et vous correspond le mieux par vos propres moyens. Il peut s’agir de cocooning ou de hygge : se créer un environnement personnel et agréable où se ressourcer, souvent minimaliste pour limiter le stress et se satisfaire de peu de choses. De même, dramatiser toutes choses au point de n’avoir que des paroles négatives ou des critiques en bouche épuisera votre entourage et ébranlera la confiance qu’on vous accorde. Chacun sait que la vie n’est pas toujours rose et parfois cruelle mais qui serait prêt à passer sa vie avec quelqu’un qui ne retient que cet aspect sombre de l’existence ?

Petite astuce pour reconnaître une relation toxique : si il y a mensonges, négativité, sarcasmes quotidiens, dramatisation systématique, reproches incessants et critiques perpétuelles, colère ou larmes injustifiées, exigence trop élevée qui touche à votre liberté d’être vous-même, demande excessive d’attention, iniquité dans les services rendus et le temps consacré à aider quelqu’un, vous êtes en présence d’une personne que vous devez ignorer au plus vite !

7. Apprécier la discipline

Attention, on ne parle pas de méditer sous une cascade gelée durant des heures ou d’obéir aveuglement à des codes stricts mais de se fixer des objectifs de vie clairs et réalisables sans se mettre pour autant la pression (délais raisonables pour un rendu de dossier, constitution d’un projet de voyage, faire une to do list en faisant attention aux priorités, un programme de régime ou de sport réalisable, changer ses mauvaises manies petit à petit, se créer un cadre de travail ou d’épanouissement adapté, etc.). La discipline forge l’estime de soi. Il s’agit avant tout de persévérer, de ne jamais abandonner, d’en être fièr.e, de trouver son rythme et de s’y tenir, et ne pas attendre des résultats immédiats. Et surtout cela nous évite de se prendre la tête et de dépenser de l’énergie pour des choses qu’on ne peut pas contrôler et de refaire les mêmes erreurs en boucle tout en attendant un résultat différent. On évite alors les Je ne peux pas, Je vais juste essayer, et les Ça a toujours été comme ça de toute façon. Le contrôle de ses pensées et ce que l’on dit est aussi essentiel pour donner le meilleur de soi-même. Même si la spontanéité est d’or, dire ce qui doit être dit mais pas forcément ce qu’on le pense sur l’instant permet de vivre sereinement. Il s’agit de faire taire ses pensées (brutes, émotionnelles et non réfléchies) et d’utiliser ses paroles (logiques, travaillées, et utiles) à bon escient puisque ces dernières sont les seules à avoir vraiment un impact sur la réalité et le présent.

L’effort est la voie difficile ; le discours, la voie de la facilité. (Han Fei, philosophe et penseur politique chinois, mort en 233 av. J.-C.)

8. Surmonter la peur

Oser prendre des risques (on ne parle pas non plus de jouer à l’équilibriste sur une grue), ne pas avoir peur de changement, oser essayer quelque chose qui nous a toujours fait rêver, affronter une situation pénible sans fuir, prendre ses responsabilités, reconnaître que la vie est parfois injuste et qu’il faut agir et non pas subir. Il est nécessaire de sortir de sa zone de confort, tester de nouvelles choses pour réactiver son ouverture d’esprit, sa tolérance et sa capacité à s’émerveiller. Il convient également de continuer à se stimuler intellectuellement, apprendre sans cesse de nouvelles choses sans quoi la déprime peut vite venir s’installer ! Prendre un nouveau chemin en allant au travail, voyager au moins une fois par an, se promener en pleine nature une fois par mois, découvrir de nouveaux lieux, œuvres, films ou livres pour stimuler son imagination, sortir de ses habitudes et rencontrer de nouvelles personnes permet à son esprit de se remettre en mode apprentissage et, qui sait, débloquer de nouvelles qualités ou compétences ?

9. Agir de soi-même

Craindre la solitude ou demander trop de temps ou d’attention aux autres signifie souvent qu’on a pas l’habitude d’agir de soi-même ou qu’en étant seul.e, on se sent moins légitime à agir sur sa propre vie. Se retrouver au calme, face à soi-même, sans lien permanent (technologique, par exemple, téléphone ou réseaux sociaux qui bouffent rapidement notre temps de vie et interfèrent sans cesse avec notre quotidien) avec l’extérieur décuple pourtant la créativité et la réflexion sur ce qui est bon pour nous ou ne l’est pas. Écouter les conseils est une chose mais baser sa vie sur l’opinion et les conseils des autres est néfaste. Personne n’est mieux placé que nous-mêmes pour faire des choix. C’est l’occasion de se retrouver, de méditer, de créer, d’arriver à de bonnes conclusions, de se recentrer sur l’essentiel et de se sentir libre. Il s’agit de recharger ses batterie pour mieux affronter la dureté de la vie ! Le fait d’être seul.e permet également de se rendre compte qu’on est seul acteur de sa vie et que le monde ne nous doit rien, il est préférable de juste agir spontanément pour obtenir ce que nous souhaitons vraiment. Il est essentiel de ne pas rester à ne rien faire ou dans l’attente d’autrui mais de créer ou construire quelque chose de ses propres mains (écrire, dessiner, créer un jeu, tourner un petit film, faire de la musique, de la poterie, de la déco, etc.) de l’art en somme !

10. Le Comment du Pourquoi

Se demander Pourquoi quelque chose est ainsi, Pourquoi moi ? Pourquoi je suis dans cette situation ? s’apparente le plus souvent à de la plainte et non pas à un questionnement qui enclenchera une analyse positive. Le Pourquoi a tendance à renvoyer dans le passé pour chercher à analyser ce qui s’est mal passé. Or, le passé est révolu. On ne peut plus agir dessus. Le Comment aura un impact bien plus positif sur sa façon de percevoir les événements : comment puis-je faire pour résoudre ce problème ? Comment puis-je améliorer cette situation ? Non seulement le Comment vous empêche de ressasser le passé mais il vous permet d’établir des stratégies pour améliorer le quotidien et de vivre le moment présent avec dynamisme.

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